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Bienvenue à Dielheim

Je vous souhaite une très cordiale bienvenue sur notre site Internet. Nous sommes heureux que vous le consultiez et nous espérons bien sûr que vous y trouverez ce que vous cherchez.

Dielheim se trouve à la limite sud du canton de Rhein-Neckar et dispose d'un accès facile aux conurbations de Wiesloch et de Walldorf. Outre un site plein de charme offrant de nombreuses possibilités de détente, nous vous proposons des conditions d'habitat remarquables, celles auxquelles on prétend justement de plus en plus ces temps-ci.

Nos pages Internet vous donneront une première vue d'ensemble de notre chaleureuse commune qui vous invitera à mieux nous connaître. Je souhaite à tous les nouveaux arrivants d'entrer rapidement en contact avec nos aimables citoyens et de prendre vite part aux offres culturelles, sportives ou autres de nos associations.

Je me félicite de votre intérêt

Hans-Dieter Weis, maire de Dielheim


L'histoire de Dielheim

Etude et rédaction de Harald Gomille, enseignant à l'école Leimbachtal de Dielheim.

Dielheim
S'appuyant sur des documents, le codex Lorsch mentionne la ville de Dielheim pour la première fois en 767. Ainsi cette localité est l'une des trois plus anciennes communes du Kraichgau aux côtés de Diedelsheim et de Schluchtern. Le territoire de Dielheim correspond à une ancienne zone de résidence des Romains si bien que l'on peut prendre le sixième siècle pour point de départ de la création du village. L'orthographe utilisée dans le codex Lorsch, "diduuelenheim" est due probablement à une erreur de lecture ou à une faute d'orthographe commise par un scribe du 12ème siècle. Comme les lettres "u" et ""v" étaient alors souvent confondues on peut admettre l'orthographe "Dievvelenheim". À cette époque on employait la consonne double "vv" parce que le "w" n'existait pas encore et ainsi on peut prétendre que le nom de la localité remontait à son fondateur franc nommé Diwelo. Après de nombreux changements, l'orthographe actuelle "Dielheim" apparaît pour la première fois au 17ème siècle. La souveraineté locale quant à elle n'est connue que depuis la fin du 13ème siècle.

L'évêché de Spire avait acquis en 1272 la moitié de Dielheim. Le Prince-Evêque Adolf qui eut un besoin financier urgent donna cette moitié en nantissement à Conz Mönch von Rosenberg. Conz Mönch acquit au cours des années suivantes l'autre moitié du village et Dielheim devint ainsi pour la première fois la propriété d'un noble. Pour assurer la sécurité de son domaine, il fit construire sur le Teufelskopf un simple château qui ressemblait plus à une ferme fortifiée qu'à un véritable château fort. Cette propriété isolée ne put tenir très longtemps et fut bientôt abandonnée. Moins de 200 ans plus tard, le château n'était plus qu'un lieu-dit. Après des hypothèques répétées et de nombreux changements de propriétaires parmi lesquels on peut citer les familles nobles de von Sickingen, von Rosenberg, von Menzingen, von Neipberg, von Gemmingen ainsi que l'évêché de Spire, Dielheim devint en 1512 la totale propriété de l'évêché de Spire. Dielheim dépendit alors de l'antenne administrative épiscopale sise à Rotenberg. Pendant la Guerre des Paysans (1525) beaucoup de paysans de Dielheim combattirent aux côtés d'un certain Malscher Haufen contre l'oppression exercée par l'administration épiscopale. Après l'écrasement de la révolte, le village fut sévèrement puni. Pendant la Guerre de Trente Ans (1618 – 1648) Dielheim fut presque totalement détruit par les troupes impériales, suédoises et celles du Palatinat électoral. Le village mit longtemps à se relever des pertes humaines et des dégâts.

À peine le village avait-il été sommairement reconstruit que la guerre de succession du Palatinat éclata, au cours de laquelle le général français Mélac fit réduire Dielheim en cendres. Ainsi on ne peut trouver dans le Dielheim d'aujourd'hui aucune construction antérieure à cette catastrophe. À partir du milieu du 18ème siècle la population crût si fortement que l'on arriva à une surpopulation. Ainsi par le phénomène de l'héritage on en vint à une atomisation de la propriété foncière. Les champs devinrent de plus en plus petits, sans aucune rentabilité et ne purent plus assurer l'alimentation de la population. Des centaines d'habitants cherchèrent leur bonheur dans l'émigration vers la Russie, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie, l'Algérie, la Suisse et surtout les Etats Unis. Mais finalement, même l'émigration ne suffit pas pour assurer à ceux qui restèrent du travail et du pain. Après 1850, l'industrie du tabac naissante exploita cette situation. L'excédent de main d'œuvre et le bas niveau de salaire qu'il provoquait dans les sites ruraux du pays de Bade rendirent l'industrie du tabac très florissante. Pendant cent ans environ la population de Dielheim tira ses revenus des nombreuses fabriques de cigarettes du village, mais l'industrie du tabac connut une rapide décadence. Des huit cents places de travail qu'elle offrit autrefois il n'en resta à la fin que dix. Les salariés durent ainsi se réorienter complètement et accepter du travail à l'extérieur. De ce fait, au cours des années cinquante et soixante du 20ème siècle, Dielheim se transforma en une cité dortoir. La construction d'une zone industrielle et artisanale incita quelques firmes à s'y installer si bien que dorénavant une partie de la population a pu retrouver un emploi sur ses lieux d'habitation. Mais Dielheim est connu avant tout à l'extérieur par son terroir viticole de 77 hectares. Le "Dielheimer Teufelskopf", souvent primé est connu des amateurs de vin dans toute l'Allemagne.

Horrenberg
Horrenberg est situé sur la route, déjà connue des Romains, qui relie Spire à Nuremberg en passant par Wimpfen. La voie de communication 1433, qualifiée de route impériale, fit partie des routes allemandes les plus importantes jusqu'à la fin du Moyen Âge. Dans les documents médiévaux il est souvent question de la "route de l'Empereur" parce qu'elle fut empruntée par des hautes et très hautes personnalités. Ainsi, le général romain Julian (359), le roi des Huns Attila (451), le roi Konrad III (1150), le roi Philippe de Souabe (1199), l'empereur Frédéric II (1205) et le roi Henri VII (1224) passèrent à l'endroit où se trouve Horrenberg. Il  fut trouvé près du château de Horrenberg un fragment de verre précieux du 11ème/12ème siècle ce qui tend à prouver le passage de ces seigneurs royaux. Jusqu'à présent on a trouvé ce type de verre pourpre et blanc qu'à St Denis près de Paris, à Pavie en Italie et à Birka près de Stockholm.
Pour protéger la route impériale et le poste de douanes qui se trouvait à Horrenberg, les autorités locales firent construire en 1220 une tour fortifiée. Son emplacement fut choisi sur une colline dominant la route et la dépression marécageuse de Leimbach (hor = vase, marécage). Autour de la fortification se développa au cours des années un petit village. Dieter von Horrenberg fut en 1238 le premier noble qui emprunta vraisemblablement son nom à cette nouvelle localité. L'évêque Lamprecht de Spire acquit avant 1272 le Bruhrain supérieur auquel étaient rattachés le village de Horrenberg et sa tour. L'acte correspondant à cet achat mentionne officiellement Horrenberg pour la première fois. Des documents plus anciens ne peuvent être pris en considération à cause d'une homonymie à cette époque avec Hornberg sur Neckar qui empêche d'attribuer ces documents à l'une de ces deux localités. En 1366, l'empereur Charles IV concède à l'évêque Lamprecht de Spire les droits de perception de douane à Horrenberg.

Au milieu du 15ème siècle, la famille de petite noblesse de Horrenberg était déjà éteinte. L'épiscopat de Spire dut renoncer de 1462 à 1498 à l'antenne administrative de Rotenberg à laquelle était rattachée Horrenberg au profit du Palatinat électoral. À cette époque, la tour de Horrenberg avait dû tomber en ruines depuis longtemps car elle n'était plus d'aucune utilité pour les autorités et avait été abandonnée. Dans les sources des 15ème et 16ème siècles ils est en permanence question de "l'ancienne tour". Au cours de la Guerre de Trente Ans Horrenberg connut le même sort que les villages environnants.

De 1616 à 1648 le village fut en permanence pillée lors du passage des troupes impériales, palatines, suédoises, bavaroises et françaises. Il ne restait plus que trois familles à Horrenberg à la fin de la guerre et toutes les maisons étaient détruites. Vingt ans après le village comptait à nouveau 12 maisons habitées mais il n'acquit plus jamais l'importance qu'il avait eue avant la guerre. Le poste de douanes ne fut jamais reconstruit, l'importante bergerie du prince évêque et son grand domaine agricole n'avaient plus qu'un rôle de fermage. Ce n'est qu'à la fin du 18ème siècle que le croît de population fut tel que les terres cultivables ne furent plus suffisantes. Beaucoup de jeunes gens et de familles complètes émigrèrent outre-mer. Contrairement à ce qu'elle fit dans les autres communes, l'industrie du tabac n'osa implanter des fabriques de cigarettes dans la commune de Horrenberg-Balzfeld que très tardivement.

Après la Deuxième Guerre Mondiale la population augmenta très rapidement grâce au flot des réfugiés. L'ancien petit village est aujourd'hui marqué par des quartiers résidentiels modernes mais la mairie construite en 1845 dans le centre du village donne toujours l'image de celui-ci. Après la restructuration communale de 1972, la commune de Horrenberg-Balzfeld fut intégrée à celle de Dielheim et perdit ses fonctions administratives. Entre temps l'accès à l'ancienne tour avait été réouvert, on y voit à peine les traces des anciennes fortifications mais l'endroit est devenu un lieu de détente et un point de vue.           
     
Balzfeld
Balzfeld fut sans doute créé en l'an 1000 et appartint administrativement depuis le Moyen Âge à Horrenberg son cadet. Un groupe de tumulus du néolithique (environ 2000 avant JC) indique que ce fut un lieu d'habitation du Kraichgau vallonné et fertile. La première évocation officielle de Balzfeld le fut en 1306 sous le nom de "Balgesuelt"(balg = dépression). À cette époque le village avait déjà perdu son autonomie politique au profit de Horrenberg, tandis que Horrenberg fut toujours mentionnée comme rattachée à la paroisse de Balzfeld. Dans tous les documents apparaît en permanence la phrase : " La mairie se trouve à Horrenberg, l'église à Balzfeld".  En 1559, après de nombreuses disputes entre les habitants, les deux villages furent à nouveau réunis en une seule communauté par un décret seigneurial. Mais les conditions de propriété étaient tout à fait différentes entre l'ancien village libre de Balzfeld et celles du village fortifié de Horrenberg gouverné par des nobles. Contrairement à leurs concitoyens de Horrenberg les habitants de Balzfeld disposèrent en permanence de terres arables en propre et de biens communaux, de prairie et de forêt en suffisance. Les paysans de Horrenberg vassaux de leur seigneur ne possédaient que très peu de terre en propre et travaillaient comme métayers du maître.

Pendant la Guerre de Trente Ans la population de Balzfeld tomba à trois familles, mais grâce à sa position à l'écart de la route impériale le village resta toujours plus épargné des destructions de la guerre que les autres villages. Sa position défavorable par rapport aux voies de communications fit que depuis la fin de la Guerre de Trente Ans Balzfeld, sur le plan économique, passa derrière Horrenberg. C'est pour cette raison aussi que Balzfeld, entre 1705 et 1966, échoua sept fois dans ses tentatives de retrouver son autonomie par rapport à Horrenberg. Dans le centre de Balzfeld se trouve sur une hauteur l'église paroissiale du 14ème siècle "Heilig Kreuz". Contrairement à Dielheim et à Horrenverg Balzfeld a pu garder son identité caractéristique jusqu'à aujourd'hui. Au cours des travaux d'assainissement des villages, on a essayé ces dernières années de prendre en compte le cachet de Balzfeld.

Unterhof
À l'origine, Unterhof comme Oberhof furent créés comme fiefs. Il semblerait qu'il s'agisse du hameau que le codex de Lorsch nomme "Hiltibrandeshusen" en même temps que Dielheim en 860. On cite pour la première fois, officiellement Unterhof comme "inferiori curia" (cour inférieure) en 1341 dans les livres du cens de l'annexe administrative de Rotenberg de l'épiscopat de Spire. Sa première mention en langue allemande apparaît en 1401 sous le nom de "Nydernhofe". Pendant des siècles les princes évêques de Spire limitèrent à trois le nombre des fermes à Unterhof. Pendant la Guerre de Trente Ans les habitants abandonnèrent leur ferme et Unterhof resta pendant des décennies en friche et recouvert de bois. Après avoir été à nouveau habités, Unterhof et Oberhof obtinrent pendant quelque temps une administration autonome en tant que biens de fermage. Ce n'est que depuis 1932 que Unterhof et Oberhof, après de longues querelles pour garder leur autonomie, furent rattachées politiquement à Horrenberg. Au cours des dernières décennies Unterhof s'est transformé en une zone résidentielle accueillante qui reste toutefois marquée par l'agriculture.  

Oberhof
Plus petite localité de Dielheim, Oberhof a gardé pour le mieux sa forme d'habitat originelle. Le hameau cité pour la première fois en 1341 comme "superiore curia" (cour supérieure) fut toujours plus important que Unterhof jusqu'au 20ème siècle. Comme sa surface et la richesse de sa terre étaient plus grandes, les princes évêques de Spire autorisèrent la création de cinq fermes héréditaires. Dès 1401 les fermiers de "obernhofe" étaient considérés comme ayant un bon revenu. Depuis la fin du 19ème siècle, la position de Oberhof, à l'écart des voies de circulation, eut une effet de plus en plus négatif. La population décrut en permanence par rapport à celle des autres villages. On s'attache aujourd'hui à maintenir le cachet de ce village bien conservé.

Chronique du lieu
Si vous avez envie d'en savoir plus sur l'histoire de notre commune nous vous proposons d'acheter la chronique de Dielheim en deux volumes. Le premier volume comprend l'histoire de Dielheim depuis que son nom a été mentionné officiellement en 767 jusqu'aux environs de 1890. Le deuxième volume traite du 20ème siècle. Vous pourrez les acheter à la trésorerie de Dielheim. Le volume 1 coûte 24,5 €. Le volume 2 coûte 25,5 €. L'achat groupé des deux volumes revient à 41 €

Letzte Änderung: 17.09.2014 14:54 Uhr